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LCY : Comment un leader en courts trajets peut être un leader en longs-courriers

19 juin, 2017

Grâce à sa grande accessibilité, au contrôle de sécurité simplifié et à un enregistrement rapide, l’aéroport London City (LCY) est un favori des grands voyageurs. D’une superficie de seulement 500 000 mètres carrés, comparativement aux 12 km carrés d’Heathrow, les voyageurs peuvent parcourir la distance séparant le comptoir d’enregistrement de la porte de départ en moins de 15 minutes. Il n’est pas étonnant que LCY ait été couronné l’aéroport de l’année par les London Transport Awards en 2017. Situé au cœur de la ville, LCY compte parmi les exploitants Cityjet, Lufthansa, Flybe et Swiss ainsi que British Airways, qui assure la majorité des vols. En plus de desservir les destinations vacances hivernales et estivales, la moitié du trafic à l’aéroport est lié aux affaires. Presque exclusivement, LCY offre des vols courts trajets vers des destinations dans l’ensemble de l’Europe et possède une vaste carte de liaisons aux R.-U. vers Édimbourg, Dundee, Cardiff et Exeter. La seule exception à ces courts trajets est le vol de British Airways vers JFK, qui doit faire escale à Shannon, en Irlande, pour refaire le plein avant de poursuivre sa route.

Défis à surmonter
Qu’est-ce qui prévient un plus grand nombre de vols directs vers des destinations plus éloignées, et qu’est-ce qui empêche LCY de desservir plus de régions ? Pour débuter, l’aéroport London City nécessite une certification spéciale en raison de sa localisation dans le centre de la ville. Les avions en approche doivent naviguer entre les gratte-ciel et atterrir sur une piste qui n’offre que 1500 mètres de longueur, ce qui représente la moitié de la longueur de celles d’Heathrow. De plus, selon l’Association du transport aérien international (IATA), la demande émanant des passagers devrait doubler au cours des 20 prochaines années, passant de 3,8 milliards de voyageurs aériens en 2016 à 7,2 milliards en 2035. À elle seule, l’Europe devrait ajouter 570 millions de passagers par an. Dans la région de Londres, cela signifie que les aéroports actuels qui sont déjà congestionnés et dont les fenêtres de vol sont restreintes auront de plus en plus de difficultés à répondre à l’achalandage croissant. Cette situation requiert de nouveaux appareils ayant la capacité d’effectuer une approche à forte pente, d’atterrir sur courtes pistes et ayant une plus grande distance franchissable permettant de nouvelles destinations pour LCY que ne possèdent pas les autres aéroports de Londres. Parallèlement, cette solution signifierait de grands avantages pour d’autres aéroports d’accès difficile partout dans le monde.


Bien que plusieurs avions aient déjà été homologués en vertu de l’approche à forte pente de 5,5 degrés de LCY et qui sont en mesure d’atterrir sur sa courte piste, ceci ne répond toujours pas à la demande pour une plus grande distance franchissable. Toutefois, l’arrivée des avions C Series change les règles du jeu en accroissant les possibilités de LCY grâce à deux facteurs importants : premièrement, ils permettent de doubler la distance franchissable à partir de LCY; deuxièmement, l’excellente performance au décollage et à l’atterrissage des avions C Series leur permet d’utiliser la courte piste de l’aéroport ainsi que d’autres semblables partout dans le monde. Grâce à l’effet combiné de leur capacité en matière d’approche à forte pente, de courtes pistes et de plus grande distance franchissable, les avions C Series ouvriront de nouveaux débouchés pour LCY. En outre, parce que les avions C Series présentent le plus faible niveau de bruit de tous les biréacteurs commerciaux, LCY peut accueillir plus d’avions, tout en respectant les restrictions au niveau du bruit et minimiser le bruit local.

Se relier à l’avenir
Grâce à des avions qui peuvent relever les défis de LCY, les transporteurs aériens qui utilisent l’aéroport pourraient ouvrir de nouvelles liaisons ce qui, en retour, permettrait à LCY d’accroître ses revenus et d’élargir ses activités. À titre d’exemple, avec une configuration biclasse, les avions C Series offrent une distance franchissable de 2200 nm. À partir de London City, ils peuvent effectuer des liaisons vers des villes aussi éloignées que Moscou ou Reykjavik. Dans des configurations entièrement classe affaires de 40 passagers, ils peuvent relier l’Amérique du Nord sans escale. Lors du Salon aéronautique international de Farnborough l’an dernier, Declan Collier, le chef de la direction de l’aéroport London City, a exprimé les avantages que ces nouveaux avions offrent aux aéroports tels que LCY : « Les avions C Series contribueront à que LCY soutienne une croissance accélérée en offrant aux transporteurs aériens
25 pourcent plus de capacité, tout en utilisant le même nombre de fenêtres de décollage et d’atterrissage. »


Swiss International Air Lines commencera à utiliser l’avion CS100 à partir de London City plus tard cet été. La venue de nouveaux avions qui peuvent être exploités à des aéroports d’accès difficile tels que LCY constitue un avantage important également pour les aéroports en position excentrique dans les régions partout dans le monde parce qu’ils auront un plus grand accès à plus de destinations et seront en mesure d’ajouter de plus petits transporteurs aériens à leur horaire. LCY sera en mesure de raffermir sa position dans la région en tant qu’importante plaque tournante européenne. Tout ceci signifie que les voyageurs auront plus d’options que jamais pour atteindre leurs destinations privilégiées. Est-ce que les avions C Series représentent l’avenir de LCY ? Seul le temps le dira.
 

Relations avec les médias

Nathalie Siphengphet, Chef, Communications et Relations publiques, Bombardier Avions commerciaux

Nathalie Siphengphet

Chef, Communications et Relations publiques

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